La durée du jour responsable de la chute des poils...
Il faut savoir que le chat ingère les deux tiers des poils qui tombent et ce en faisant sa toilette.
Ce chiffre très élevé, montre à quel point la mue a des répercussions importantes sur le système digestif du chat. Les deux tiers des poils tombés se retrouvent dans les fécès. Après l’arrivée du printemps et de l’été, votre chat entre justement dans la période de mue la plus marquante.
Chez le chat domestique, en conditions naturelles, la mue est déterminée par la photo-période.
En effet, tout comme la reproduction, la chute des poils est commandée par la durée du jour, car en effet le processus naturel de régulation est tel, que l’animal obtient la fourrure la plus dense pendant les mois d’hiver et la fourrure la plus légère, la moins dense, pendant les mois chaud d’été.
Chez les chats sauvages, c’est la densité de la fourrure qui varie donc selon les saisons de l’année, donc l’hiver, une couverture très dense leur assure une bonne isolation du froid. Avec l’allongement de la durée du jour, les follicules pileux deviennent plus actifs et plus l’ensoleillement augmente et plus ils entrent en activité, ce qui provoque la chute des poils.
Ce n’est donc pas la température, comme on a tendance à le croire, mais la durée du jour qui est responsable du processus de renouvellement de sa fourrure.
Cela dit, la croissance et le remplacement des poils ont lieu tout au long de l’année, même si elle est beaucoup plus importante au printemps et en été. De plus, le follicule pileux se comporte de manière totalement indépendante des autres cellules.
On n’assiste pas chez le chat, comme chez d’autres animaux, à une mue complète sur une courte période, celle-ci et le remplacement des poils se font à la manière d’une mosaïque. Il n’y a pas non plus de partie du corps où les poils sont plus rapidement ou plus souvent changés qu’une autre. Les chats adultes perdent 28 grammes de poils par kilo de poids corporel chaque année. Ce résultat montre bien la quantité effective de poils et sachant que le chat en consomme les deux tiers, on comprend tout l’intérêt du brossage ! Tout autant sur les chats à poils courts.
Finalement, la différence entre la couverture la plus légère et la couverture la plus chaude est de 7 grammes par kilo de poids corporel. 7 petits grammes qui permettent à nos félins de s’adapter en douceur aux variations climatique de l’année.
Avec les chats qui vivent exclusivement en intérieur, ces variations sont perturbées et l’on assiste, de plus en plus fréquemment, à une sorte de mue continuelle.
Maintenus dans une sorte de neutralité thermique, les chats perdent leurs poils tout au long de l’année. Ce qui n’était qu’une ingestion passagère devient une constance annuelle et la digestion des poils, peut, dans ce contexte, perturber le bon fonctionnement digestif.
En période de mue, les chats devraient être brossés quotidiennement.
La base d’un bon coup de peigne, passé chaque jour, est le meilleur moyen de bien vivre ce passage de la mue de printemps.
Tous les poils morts que vous pourrez ôter de la fourrure de votre chat seront autant qui n’encombreront pas son système digestif. Le brossage aura d’autres effets très bénéfiques, non seulement il stimule la peau et optimise la brillance du poil, mais encore il aide à bien répartir la protection naturelle huileuse le long de la fourrure, il stimule le tonus musculaire, enlève des débris éventuels présents dans la fourrure, stimule la circulation sanguine et la croissance nouvelle du poil.
Les chats qui vivent à l’intérieur devraient être peignés idéalement chaque jour de l’année.
Pour vous représenter l’importance de la quantité de fourrure que porte le chat, il a été estimé quelle serait la longueur d’un fil
constitué de chacun des poils mis bout à bout les uns à la suite des autres. Les chats à poils courts disposent d’une fourrure
longue d’environ 110 kms. Pour les chats à poils longs, cette longueur atteint le chiffre impressionnant de 370 kms. Quant à la
croissance du poil en lui-même, elle varie de 1,5 à 2 mm par jour.
Jusqu’à 30% des protéines ingérées par le chat peuvent être mobilisées pour le métabolisme de la peau et la croissance de la
fourrure, c’est dire l’importance de ce poste pour l’organisme du chat. Il semblerait qu’une partie des acides aminés contenus dans les poils puissent être réutilisés. La possibilité de digérer certains acides aminés présents dans les poils a pu être sous estimée dans les études précédentes.

Notre amour pour les animaux est plus fort que la méchanceté humaine...
Karine - Gizmoloo49